Lors de mon premier voyage à vélo, je suis parti avec presque 10 kilos de chargement dédié à l’alimentation. Sans compter le poids de mes 3 gourdes (acier et verre, quasiment 500 grammes par bouteille à vide), on peut vraiment parler de poids des convictions !

Mais qu’est-ce que mes convictions ont à voir là-dedans ? Et bien je souhaite mettre mon mode de vie zéro déchet, expérimenté à la maison, en pratique lors de mes voyages. Cela implique plusieurs choix qui ont de fortes incidences sur le chargement de mon vélo.

Les solutions que je présente ici sont valables, pour une grande partie, au moins pour l’Europe occidentale. Ce qui est la limite de mon expérience à vélo pour l’instant.

Plus encore que la question géographique, comme je le disais, nombre de ces solutions sont également valables à la maison ! En effet, elles proviennent pour la plupart de mes habitudes quotidiennes déjà installées.

Enfin, avant de commencer à vous livrer ces pistes, je vous encourage à les voir comme un exemple de ce qu’il est possible de faire. Avec ses imperfections et ses facilités liées à ma personnalité. Il ne s’agit en aucun cas de règles à suivre, bien sûr. Mon objectif est de vous montrer une voie pour que vous preniez ensuite votre propre route de la transition !

L’alimentation (plus de détail dans l’article dédié)

De ce que j’ai pu observer au cours de mes trajets, l’alimentation est le premier poste générateur de déchets du voyageur. Comment alors réduire ses déchets alimentaires ? Voici mes solutions :

  1. Cuisiner plutôt qu’acheter des produits transformés ou déjà prêts / cuisinés
  2. Cuisiner cru ou au feu de bois (réchaud..)
  3. Acheter en vrac le nécessaire pour cuisiner
  4. Emporter quelques sacs à vrac pour les courses
  5. Composter ses résidus de cuisine

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L’hydratation (plus de détail dans l’article dédié)

L’hydratation du voyageur peut également être génératrice de nombreux déchets. Je pense notamment aux bouteilles en plastique ou aux cannettes métalliques. La réutilisation de bouteilles plastiques déjà existantes n’est pas pour moi une solution satisfaisante, ni saine, car ces bouteilles sont à usage unique (c’est écrit sur l’étiquette), des microparticules de plastique sont libérées dans l’eau à chaque usage.  

J’ai donc opté pour une solution déjà à ma disposition : utiliser lors de mes voyages les gourdes que je possède pour mon usage quotidien. Gourdes en inox ou en verre, ce n’est encore une fois pas le choix du plus léger !

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L’hygiène (plus de détail dans l’article dédié)

L’hygiène du voyageur est une question importante que l’on ne peut pas négliger si l’on veut voyager dans de bonnes conditions. J’inclus dans cette partie l’hygiène corporelle mais aussi la vaisselle. Beaucoup de déchets, visibles ou non (particules de plastiques), sont générés si l’on reste sur une approche « classique » : déodorants emballés, qu’ils soient solide ou en spray, brosses à dents en plastique, dentifrices emballés aux ingrédients problématiques, produits vaisselle, éponges en plastique, serviettes en microfibres, papier toilette…

Voici mes solutions, qui sont parfois plus légères qu’un équipement plus classique, pour éviter ou réduire ces déchets :

  1. Shampoing solide
  2. Savon de Marseille (pour le corps et la vaisselle)
  3. Bicarbonate de soude : utilisé en déodorant
  4. Rasoir de sécurité
  5. Brosse à dents à tête interchangeable
  6. Eponge de type « tawashi » en fibre naturelle
  7. Serviette de toilette en coton
  8. Gant de toilette en coton

Vous aurez peut-être remarqué l’absence de dentifrice ou de papier toilette dans cette liste. C’est parce que je n’en utilise tout simplement plus. Assez simple à mettre en place pour le papier toilette, je recommande tout de même l’avis d’un expert pour le dentifrice car nous avons tous des dents différentes. Ce qui fonctionne pour moi ne marchera pas forcément pour vous mais dans tous les cas des solutions pour réduire les déchets existent !

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S’équiper sur le marché de l’occasion (plus de détail dans l’article dédié)

Acquérir un équipement de qualité et adapté à ses besoins, que ce soit pour le vélo ou le cycliste, est une étape importante de la préparation au voyage.

Lorsque l’on souhaite acheter cet équipement, le premier réflexe est bien souvent de se tourner vers du matériel neuf. Après quelques recherches, on s’aperçoit vite que le budget total va être conséquent pour du matériel de qualité (il faut compter une centaine d’euros pour une paire de sacoches Ortlieb, marque référence dans le domaine, par exemple).

Deux choix sont alors possibles si l’on veut diminuer son budget : le faire au détriment de la qualité et se tourner vers une grande surface bien connue ou chercher des équivalences sur des sites tels que Leboncoin.fr ou troc-velo.com.

Vous l’aurez sans doute compris, j’ai choisi la deuxième solution permettant le meilleur compromis entre prix et qualité.

Mais pourquoi je vous parle de tout cela dans un article dédié à la réduction des déchets ? Et bien parce qu’acheter neuf, c’est générer bien plus de déchet qu’acheter d’occasion. La création d’un objet neuf nécessite effectivement beaucoup de ressources qu’il faut bien souvent aller chercher un peu partout sur Terre. En plus de cela, il y a le transport à prendre en compte. Ce coût en ressources est bien inférieur lorsqu’on achète d’occasion où seul le transport (dans les cas où l’on ne trouve pas près de chez nous) est à prendre en compte au bilan écologique.

Pour vous faire une idée des ressources nécessaires à la création d’un objet, visitez le site de l’ADEME (https://presse.ademe.fr/2018/09/consoresponsable-lademe-a-etudie-la-face-cachee-des-objets.html) ou de Zero Waste France (https://riendeneuf.org/des-ressources-economisees-comment-ca/).

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Les trajets longues distances (en cours de rédaction)

Quelle que soit la raison pour laquelle nous voyageons ou souhaitons voyager à vélo, une chose est certaine : il s’agit d’un des moyens de transport les plus lent. L’objectif étant souvent de prendre le temps de découvrir les endroits par lesquels nous passons. Finalement le trajet compte tout autant que la destination lorsque nous sommes acteurs de notre mouvement.

Alors pourquoi prendre l’avion avec son vélo pour aller pédaler à l’autre bout du monde pendant 2 semaines ? De mon point de vue, il faut bannir l’usage de l’avion de nos vies. Il s’agit en effet d’un moyen de transport très polluant et à plusieurs niveau (sanitaire, sonore), sans compter la quantité de déchet générée pour les repas servis.

Oui nous ne prendrons pas tous le temps de faire le tour du monde à vélo mais ce n’est pas grave : faisons plutôt le choix du tout vélo ou train + vélo pour aller plus loin dans le temps que nous avons choisi de consacrer au voyage.

Et si nous voulons vraiment visiter les Amériques ou l’Asie, alors prenons le temps de le faire. L’usage de l’avion est un luxe que la planète ne peut plus se permettre.

Bonus pour le voyageur blogueur : diminuer son impact informatique (en cours de rédaction)

L’informatique génère de nombreuses pollutions cachées et son impact peut varier en fonction de la façon dont on l’utilise. Gardez en tête qu’aucune action n’est sans impact, l’enjeu ici est de le réduire du mieux possible.

Quelles sont les solutions que j’ai trouvées ? Je vous les présente ici mais sachez qu’il peut exister d’autres alternatives dont je n’ai pas connaissance :

  1. Choix d’un hébergeur attentif aux dépenses énergétiques
  2. Diminution du poids des photos en les compressant
  3. Utilisation de logiciels libres autant que possible (il y a toujours une alternative)
  4. Aucune vidéo déposée sur les serveurs de YouTube

J’espère que ces exemples vous parlent et vous intéressent. N’hésitez pas à me faire part en commentaire de vos solutions ou de vos questions.

Prochaine étape pour vous ? En apprendre plus en lisant les articles dédiés à l’alimentation, l’hydratation, l’hygiène, l’achat d’occasion, les moyens de transport et l’informatique puis passer à l’action !