Pendant l’effort physique du pédalage mais aussi après pour la récupération, il est important de bien s’hydrater. Je m’applique par exemple à boire au moins 1 litre d’eau après une journée de vélo (entre 70 et 100 km pour moi). C’est important afin de prévenir crampes et tendinites.

Mais l’eau ne sert pas qu’à boire, d’autres usages en font une ressource précieuse, qu’il faut savoir où trouver et quand en remplir ses contenants.

Revenons sur les usages. Vous l’aurez peut-être constaté, la cuisine est un aspect important de mes voyages à vélo. L’ingrédient miracle sans lequel ma cuisine cuite ne serait pas possible est l’eau. C’est pourquoi je réserve toujours 1 litre pour la cuisine. Quand on sait qu’il faut 2 volumes d’eau pour un volume de riz par exemple, à peu près la même dose pour les lentilles et que j’aime bien me laver les mains avant de découper les légumes, on comprend qu’1 litre est vite parti.

Aussi, si vous êtes adepte du bivouac ou que vous souhaitez le devenir, il faut penser à avoir assez d’eau pour pouvoir se laver. Avec ma technique de nettoyage rapide au gant (cf hygiène), cela évite d’avoir besoin d’une douche, utilise moins d’eau et c’est moins difficile quand l’eau est froide ! J’estime ici mon besoin en eau à 1 litre (hors lavage de cheveux).

Enfin, encore dans le cas du bivouac, il faut penser à pouvoir faire la vaisselle. Là encore je n’utilise que très peu d’eau pour faire la vaisselle et bien souvent sans aucun produit nettoyant car un passage à l’eau suffit. Cela réduit les besoins en rinçage. J’utilise du savon de Marseille si ma cuisine a été un peu trop grasse.

Pour tous ces usages (hydratation, cuisine, lavage, vaisselle), j’estime mes besoins en eau entre 5 et 6 litres par jour : 2 litres pour l’hydratation durant la journée, 2 litres pour cuisiner (3 repas par jour) et entre 1 et 2 litres pour la vaisselle et me laver. 6 litres, c’est l’équivalent de 6 kilos, je ne les porte donc pas avec moi toute la journée.

C’est pourquoi cela peut être utile de savoir comment, quand et surtout où remplir ses contenants.

Commençons par le comment. Je voyage toujours avec 2 gourdes d’1 litre, que je maintien pleines autant que possible. Ces 2 litres me servent pour l’hydratation et la cuisine. Pour les autres usages (vaisselle, lavage) j’ai opté pour une réserve de type « Camelback » de 3 litres, que je remplis avant de m’installer en bivouac.

Nous arrivons maintenant à la question du moment le plus opportun pour recharger les réserves d’eau. L’objectif ici est de trouver le meilleur compromis entre poids à porter et gestion des stocks. Ayant commencé mes voyages à vélo en parcourant les véloroutes, j’ai pris l’habitude de remplir mes deux gourdes dès que l’opportunité se présente. J’ai en effet trouvé les points d’eau assez rare sur la Vélodyssée et Le canal des deux mers. Le plus important pour moi va être d’avoir mes deux gourdes remplies à l’approche du moment choisi pour cuisiner. Enfin, je remplis le « Camelback » avec l’idée de ne pas faire plus de 10km avec ce chargement avant de trouver le coin idéal pour le bivouac.

Nous savons comment et quand transporter nos réserves d’eau. Mais où trouver de l’eau ? Je vous rassure tout de suite, en France ce n’est pas vraiment un problème. Différentes possibilités s’offrent en effet à vous le long des routes : points d’eau spécifiques (assez rare), cimetières (plutôt fréquent hors eurovélos), toilettes publiques (plutôt fréquent hors eurovélos), bars (plutôt fréquent hors eurovélos) et enfin chez l’habitant.

J’ai indiqué une fréquence hors eurovélos car j’ai constaté qu’en suivant les routes balisées, on traverse finalement assez peu de villages. C’est pourtant dans ces villages que l’on trouvera le plus d’opportunités. Il faut également se dire que les habitants proches des véloroutes ont l’habitude de voir passer beaucoup de vélos et seront peut-être moins enclins à vous donner de l’eau (imaginez que vous êtes peut-être la 20ème personne de la journée à demander). Au contraire, les voyageurs à vélo étant assez rare sur le réseau secondaire, vous susciterez d’emblée la sympathie et la curiosité. Il sera ainsi plus facile de trouver ce que vous cherchez.

Vous savez maintenant tout sur mes astuces pour utiliser au mieux la ressource eau, sans générer de déchet. A vous de jouer !

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