Cet article a été initialement publié sur ecoexiste.com

Faire du vélo pour faire tes courses, aller au travail ou pour un trajet court, tu aimerais bien mais… tu as essayé, et tu n’as pas aimé l’expérience. C’est trop dur, ça fait mal, tu transpires… Peut-être que le problème n’est pas la pratique du vélo en elle-même, ou le fait que ça ne serait “pas pour toi”, mais plutôt un ou plusieurs des facteurs suivants…

Note: a priori, cet article est plutôt adapté aux zones urbaines. Mais rien n’est impossible ! Si tu veux savoir comment je me passe de la voiture en vivant à la campagne, lis cet article.

Hypothèse 1: tu as un VTT

 

Un VTT, tout le monde (ou presque) en a un. Le VTT est synonyme de vitesse, de sport, ça semble robuste, on en trouve facilement, souvent à des prix attrayants … Que demander de plus ?

Le problème du VTT, c’est que son nom est trompeur. “Tous terrains”… vraiment ? En fait, pas tout à fait.

Ce type de vélo est conçu pour accrocher au sol, en particulier un sol instable, mou – tout le contraire du goudron des routes. Les roues de VTT sont conçues pour maximiser l’adhérence sur des terrains glissants (terre, boue, gravillons…).

Ces vélos sont aussi souvent munis d’une fourche suspendue, qu’on ne peut parfois pas bloquer. Cette suspension permet d’absorber les chocs des irrégularités du terrain.

Sauf qu’en ville ou en zone urbaine, tu roules la plupart du temps sur du goudron bien dur et bien lisse, sans creux et bosses. Mais les pneus de VTT veulent adhérer au sol au maximum. Résultat: c’est dur. Tu n’avances pas.

Et pour peu que tu aies une fourche suspendue sans blocage, l’énergie de chaque coup de pédale part dans la fourche au lieu d’être transmis dans les roues. Toute ta puissance se perd avant d’atteindre la route. A nouveau: tu n’avances pas.

En somme, lorsque tu fais du VTT sur du goudron, tu perds toute ton énergie à faire du sur-place. Pas étonnant que ça t’ai dégoûté du vélo…

Hypothèse 2: tes pneus sont dégonflés ou ton vélo est mal entretenu

 

Un vélo s’entretient régulièrement.

Tu ne peux pas rouler 5 ans sans faire quelques petites révisions, ou sortir un vieux vélo qui a dormi dans un garage durant 15 ans et espérer avoir une machine dans un état optimal entre les mains.

Des pneus sous-gonflés donnent l’impression de faire du sur-place. Pédaler est difficile. Si tu te rends compte qu’une route que tu as l’habitude d’emprunter est soudainement plus pénible à faire, alors que tu ne te sens pas particulièrement fatigué ou que tu n’es pas plus chargé qu’à l’accoutumée, c’est peut-être que tes pneus ne sont pas assez gonflés.

Vérifie la pression de tes pneus et regonfle-les si nécessaire au minimum une fois par mois, plus si tu roules beaucoup.

C’est un réflexe d’entretien rapide et facile, qui te facilite l’existence et augmente la durée de vie des composants de ton vélo.

Parfois, le problème peut venir de l’usure de certaines pièces (la chaîne, les plateaux, la cassette, le dérailleur, les pneus…). Une petite révision s’impose alors ! 

Confie ton vélo à un vélociste ou un artisan, et évite autant que possible les grandes enseignes de sport qui ont des ateliers de mécanique surchargés, avec des employés qui subissent des cadences qui les obligent à consacrer le minimum de temps à ton vélo.

Hypothèse 3: ton vélo n’est pas à la bonne taille !

 

C’est un grand classique, et c’est un des paramètres qui peut le plus t’éloigner de la pratique du vélo, parce que c’est quand tu roules avec un vélo à la mauvaise taille ou mal réglé que tu te fais mal. Mal au dos, à la nuque, aux paumes des mains, tendinites diverses…

N’oublie pas que, dans ce cas, ce n’est pas toi qui n’es pas fait pour le vélo, c’est ton vélo qui n’est pas fait pour toi.

Parfois, il suffit juste de régler la hauteur de la selle.

Parfois, il faut carrément changer de vélo car c’est ton cadre qui n’est pas adapté.

Si tu ne sais pas ce qu’il faut changer, à nouveau, je te conseille d’aller voir un spécialiste.

Méfie-toi des tableaux de correspondance taille du cycliste / taille du cadre fournis par les fabricants. Ce sont des indications standard, mais beaucoup d’autres paramètres entrent en jeu, notamment les proportions (certains d’entre nous ont de longues jambes et de petits bras, et inversement), il est donc facile de se tromper en les suivant.

Et si tu as vraiment envie d’avoir un vélo parfaitement adapté et le budget qui va avec, tu peux faire une étude posturale.

Hypothèse 4: tu n’as pas la bonne technique de pédalage

 

Tu es peut-être déjà arrivé au travail ou sur un lieu de rendez-vous après un trajet à vélo en étant… ruisselant de transpiration. C’est une sensation qui peut être sacrément désagréable et te faire jurer de ne plus jamais te déplacer à vélo.

Mais il n’est pas nécessaire de beaucoup transpirer à vélo. Au-delà des variations personnelles (nous transpirons tous différemment), la façon dont tu pédales joue beaucoup.

J’emploie souvent cette comparaison:

Quand tu marches à une allure tranquille, “normale”, tu  ne transpires pas (ou alors très peu).

Quand tu cours, tu finis par transpirer, voire transpirer beaucoup.

La différence entre les deux?

La vitesse.

A vélo, c’est pareil.

Si tu pédale doucement, sans forcer sur ton pédalier, l’effort physique est moins intense que si tu essaies d’avancer à toute vitesse en appuyant fort sur tes pédales parce que c’est difficile (dans cette situation, tu transpires beaucoup plus).

Donc la solution à ce problème, c’est soit de rouler plus lentement et doucement; soit de prévoir plus de temps pour ton trajet ou mieux le planifier (le stress peut faire transpirer); ou encore de changer ou faire changer les plateaux de ton vélo pour que le pédalage soit plus facile.

Porter des vêtements en fibres naturelles, ou qui laissent passer la transpiration, peut être un bon complément.

Tu es infiniment plus capable que tu ne l’imagines.

Chacun de tes gestes compte.

Elodie | Fondatrice d’ECOEXISTE

Diplômée en écologie, protection de l’environnement et nutrition holistique.