Étape réalisée le 11 juin 2019.

Allez, encore quelques kilomètres…

Tout avait pourtant bien commencé.

En effet, départ de Saint Brevin tranquillement au petit matin (7h30), il fait encore presque beau temps. J’arrive à trouver les panneaux Vélodyssée sans difficulté et commence même à voir la mer ! Plutôt bon signe pour une route qui est nommée Vélocean.

Mais les galères ont vite commencé. Ça commence par des petites choses, un panneau manquant ici ou là. On s’en aperçoit vite après 1 ou 2 km, surtout que de mon côté j’étais précédé jusqu’à La Bernerie en Retz de quelques compagnons de galère tout aussi perdus (ça me rassure).

Ensuite viennent les premières difficultés : descente à 10 % bourrée de trous et premières pluies. Mais qui dit descente dit aussi montée ! Moi qui pensais suivre un chemin plat le long de l’océan..

Mais passons, le chemin est sympa et jusqu’à Pornic nombreux sont les coins où s’arrêter et faire le plein d’eau.

En revanche, entre Pornic et La Bernerie plus rien ou alors 1 ou 2 tables. Mais avec mon réchaud à bois je me vois mal faire à manger sous la pluie. Du coup je continue, encore et encore. Je me dis “encore quelques kilomètres jusqu’à la prochaine ville étape et je trouverai bien un coin sympa”. J’avais tout faux.

Après La Bernerie débute mon parcours en Vendée et là.. Des champs identiques à perte de vue et une route droite sans personne ! Je me serais bien arrêté mais où ? Il faut donc continuer.

Il est 14h je me demande où vais je bien pouvoir me poser mais toujours les mêmes routes et la pluie continue.

De plus en plus proche du passage du Gois avec de moins en moins d’énergie, je tente le pari du passage. J’y arrive à 14h45, marée basse annoncée à 18h45.

Prise de décision rapide : je me dis que je vais attendre ça me reposera. Oui mais où ? Je trouve finalement un abri bus non loin du début du passage pour y passer 3h (le passage ouvre 1h30 avant l’heure indiquée).

J’ai quand même faim avec tout ça alors je commence à manger les cookies maison fait par ma compagne. Ils étaient censés durer et je n’aurai pas dû en manger plus de 2 par jour. La fin de mon stock y est passée…

Allez, le passage est ouvert, j’y vais ! Plus que quelques kilomètres jusqu’à la fin de mon étape grâce à ce raccourci me dis-je ! Et bien en fait non. Déjà le passage comporte des zones pavés avec de grands espaces, je roule donc à 8km/h avec mon vélo ! Ensuite, arrivé sur Noirmoutier je m’aperçois que la piste cyclable est en travaux.. Déviations après déviations, j’arrive enfin au pont de sortie de l’île. Mais là aussi la piste est en travaux ! Je passe donc côté voitures (qui roulent évidemment à plus de 50km/h).

La traversée finalement faite, il est 18h30. Difficile d’arriver à destination avant 19h, heure de fermeture du camping visé.

Rouler à travers le bois est quand même très agréable ! Et là je vois le retour des coins tranquilles avec tables et à l’abri. Trop tard pour moi. J’ai pensé à y bivouaquer mais je n’avais plus que le fond d’une gourde d’eau.

Malgré tout j’arrive au camping vers 19h20 et il y a encore quelqu’un ! Ne me voyant pas dormir sous la tente avec mes vêtements mouillés et la pluie encore en cours, j’ai finalement opté pour un bungalow.

Budget de la journée : 40€ pour le camping..

Km parcourus : 105 (total aujourd’hui : 179.83km pur 13h de route)

Ce que je retiens de tout cela est avant tout le plaisir de faire du vélo. Toutes ces difficultés sont autant d’histoires à raconter et je le referai sans hésiter ! En revanche ne me demandez pas de refaire le pari du passage !

Maintenant repos et demain encore 100km pour ma troisième étape !