Étape réalisée le 29 juin 2019.

Toujours cette brume matinale qui caractérise mes matins depuis que je suis proche de la côte. En même temps, je me lève à 5h pour profiter de la fraicheur en cette période de canicule, on peut dire que c’est réussi !

J’ai pour l’instant de bonnes sensations au niveau de mon genou, cela semble aller après une bonne nuit de sommeil. En plus, l’ambiance dans la forêt environnante est propice à la relaxation : tout est très calme, pas un bruit non naturel. Je parviens même à apercevoir de temps en temps certains des habitants du lieu, surpris de me voir ici de bon matin.

On m’avait décrit cette portion comme ressemblant à des montagnes russes. C’est effectivement l’impression que j’en ai eu : de fortes descentes succédant à de fortes montées. J’atteins presque les 40km/h par moment. Je m’autorise cette “folie” car je sens qu’il n’y a personne dans le coin. Je ne vous encourage pas à faire de même si vous passez par là en pleine journée.

Le seul souci que j’ai avec cette brume par ailleurs très agréable est au niveau du linge que je mets habituellement à sécher sur mes sacoches. Là il prend plus d’humidité qu’il n’en perd, je pense que mon calcul n’a pas été bon ce matin.

Le parcours dans la forêt se termine (ou commence) à Carcans. J’emprunte ensuite une vrai route mais sur laquelle je ne croise quasiment personne car elle semble à accès restreint jusqu’à Hourtin. Cette partie est un bon compromis entre paysage forestier et bon revêtement. Il faudra faire attention au soleil (quand il est levé) car aucune chance d’avoir de l’ombre ici.

Après Hourtin, une piste cyclable longe la route direction Montalivet. Je trouve cela moins sympa qu’en forêt mais c’est reposant car plus plat. Je commence à voir pas mal de motards me dépasser sur la route. C’est là que me reviens le nom de la ville où une rencontre annuelle de motards doit avoir lieu aujourd’hui : Montalivet… J’espère y arriver avant midi mais ce n’est pas gagné, il est déjà 10h30.

J’y arrive finalement pour 11h30. Vu qu’il y a du monde et que je n’avancerai de toute façon pas très vite, j’en profite pour examiner le plan de la ville. J’aimerai trouver une boulangerie pour mon traditionnel pain du matin. Après m’être éloigné d’une rue de l’itinéraire Vélodyssée sans avoir rien trouvé de concluant, je repars bredouille. En effet, je suis encore en phase d’expérimentation du voyage à vélo et sortir de l’itinéraire fléché ne me dit pas trop.

Je sors donc de Montalivet en me demandant à quelle heure et où vais-je bien pouvoir faire mon repas du midi.

La route après être sorti de la ville ne me plait pas trop : de longue ligne droite et un fort vent de face très régulièrement. J’ai l’impression de ne pas avancer ! Au bout d’une de ces longues lignes droites j’aperçois quand même la mer derrière une dune.

13h, toujours pas de soleil (mais c’est tant mieux !)

Me voilà maintenant à Soulac, il est 13h30. Je me dis que là je vais bien trouver une boulangerie sur le chemin. Je passe tout de même par le centre afin d’avoir plus de chance. Et là, je tombe sur une pizzeria … Cela fera ma troisième en deux jours mais ce sera très bien ! Je me pose donc au restaurant et en profite pour vérifier la distance qu’il me reste jusqu’au bac de Vernon ainsi que les horaires de passage.

Encore une pizza !

La pizza est arrivée, je m’en régale avant de pouvoir vérifier les horaires de passage du bac. Je prends finalement le temps de vérifier et le prochain bac est à 15h30 ! Le suivant vers 16h30, il ne faut pas trainer si je veux pouvoir avancer dans mon itinéraire !

Je fini donc la pizza, paye rapidement et pars pour un “sprint” de 6km le long d’une ancienne voie ferrée. C’est à peu près plat, je peux avancer rapidement. Je n’ai du coup aucune photo à proposer vu que je ne voulais surtout pas rater le bac.

Je parviens à Vernon avec un peu d’avance, tout va bien ! Cette arrivée signe la fin de l’itinéraire alternatif par rapport au chemin pris à l’aller. J’ai préféré ce chemin même s’il faut faire très attention au soleil car il n’y a quasiment jamais d’ombre à partir du moment où l’on quitte le canal des deux mers.

C’est quand même autre chose qu’une selle de vélo !

Me voilà maintenant débarquant à Royan autour de 16h un 29 juin. L’ambiance n’a plus rien à voir avec l’aller où j’avais traversé la ville de bon matin hors vacances scolaires. Beaucoup de monde, de voitures, de bruit. Mais je me souviens des endroits où faire attention aux panneaux parfois mal indiqués donc j’arrive assez facilement à sortir des alentours du port.

J’attrape du pain en passant avant de me poser pour réfléchir à mon arrêt du soir. On m’a conseillé un camping à La Tremblade mais là encore, il faut que j’y sois avant 19h, heure de fermeture de l’accueil. Je décide donc de tenter un itinéraire alternatif à la Vélodyssée coupant tout droit pour aller plus vite. J’utilise pour cela openstreetmap car j’ai l’habitude qu’il m’indique des chemins peu fréquentés par les voitures.

Je me retrouve à passer par des endroits où seul le gps y voit une route … Le temps presse, la fatigue se fait de plus en plus sentir. Je me dis que je vais m’arrêter au premier camping venu, tant pis pour La Tremblade. J’arrive quand même dans la ville mais par l’intérieur des terres. Premier camping trouvé, je m’y arrête. Il faudra me délester de 20€ pour y passer la nuit ! Tarif assez incroyable, c’est plus chère qu’à Lacanau…

Enfin, je peux me reposer et je réalise que j’ai fait 110km dans la journée alors que j’étais sur le point d’abandonner hier soir ! J’ai donc finalement rattrapé mon retard sur l’itinéraire prévu.

Le fait de repasser par une route déjà emprunté m’a paru moins sympa que de découvrir de nouvelles routes. Cela tombe bien, demain je vais pouvoir prendre également un itinéraire alternatif à l’aller puisque j’avais tenté un raccourci.

Bilan de la journée :

15€ de pizza, 2€20 de pain et 20€ de camping, grosse journée pour la carte bleue …

110 km parcourus

0 déchet généré.