Étape réalisée le 14 juin 2019.

Une étape vite terminée, objectif : La Tremblade. C’est ce que je pensais suite à une discussion avec mon ami de La Rochelle, qui a déjà fait ce parcours en entrainement vélo : aller – retour sur la journée.

Cela commence par mon départ de La Rochelle où, déjà, je rencontre un cycliste qui me propose un raccourci pour retrouver la Vélodyssée sans passer par le port. J’écoute attentivement ses directives : premier rond point tout droit, ensuite à gauche et ensuite … Et bien j’ai oublié ! Je me suis donc un peu perdu mais j’ai pu récupérer l’itinéraire, en passant par le port, grâce à la trace GPS que j’avais téléchargée.

Une fois sur l’itinéraire, je passe par des coins assez sympa et très souvent en bord de mer. Comme il est assez tôt le matin, il n’y a personne sur les plages et les routes sont calmes. Attention tout de même à Angoulins où 2 itinéraires Vélodyssée sont indiqués, l’un passant par la pointe du Chay et l’autre passant plus directement à travers la ville. Il n’y a pas toujours de direction donc cela peut porter à confusion.

Le type de piste que l’on peut suivre avant Chatelaillon

La piste de bord de mer continue jusqu’au lieu-dit Les Trois Canons. C’est à partir de là qu’il faut longer assez souvent la 2×2 voies jusqu’à Rochefort. Mais avant cela, au tout début de la ligne droite qui doit me mener aux Trois Canons, je rencontre un autre cycliste, habitué des environs et du parcours. Il m’indique qu’il existe un bac permettant de traverser la Charente et ainsi éviter de faire la boucle de Rochefort indiquée sur l’itinéraire. Cette boucle d’une vingtaine de kilomètres ne semble pas valoir le coup.

Décision est prise : je passerai par le bac, cela devrait me permettre de dépasser mon objectif de La Tremblade tout en arrivant plus tôt à destination. L’idée de ce raccourci est de traverser la Charente en direction de Soubise puis de continuer sur la départementale jusqu’à Marennes en passant par Brouage. C’est à Marennes que je récupèrerai la Vélodyssée.

Paysage du pôle nature de la station de lagunage
Arrivé sur le quai à 12h30, il faut attendre 1h pour embarquer

Pas de chance avec les raccourcis, j’arrive sur la quai 1h avant le début du service. Je me dis que cela vaut le coup d’attendre car cela me fera une bonne pause et aussi parce que je ne roule pas à 20km/h de moyenne (plutôt à 15). Le raccourci en est donc encore un !

Finalement arrivé sur l’autre rive après un droit de passage d’1€60, je rencontre des cyclistes qui me confortent dans le choix de prendre la départementale jusqu’à Marennes.

Côté avantage, la route est de bonne qualité donc je peux rouler assez vite. Les inconvénients sont en revanche plus nombreux : route sans ombrage possible (il faisait beau ce jour là), aucune aire de repos avec tables à l’ombre et évidemment la circulation. Même si peu dense, les gens ne sont pas forcément habitués à voir des cyclovoyageurs sur cette route et doublent parfois un peu près.

Dernier inconvénient de taille mais dû à la météo du jour : beaucoup de vent. C’est agréable quand on roule car cela évite d’avoir trop chaud mais il devient plus compliqué d’allumer un réchaud à bois lorsqu’il y a du vent… Ce que je ne parviens donc pas à faire ce midi là. Heureusement que mon ami rochelais m’a donné quelques bananes pour la route. Elles feront mon repas du midi. Je n’avais en effet pas encore le réflexe de rechercher une boulangerie le matin afin d’avoir un plan de secours pour le midi. Cela va très vite devenir une tradition matinale !

J’arrive enfin à Marennes après 2h passées sur la départementale quand je vois surgir une belle épreuve.

Le pont de la Seudre, 16h

Il me faut traverser la Seudre par un pont, disposant certes d’une piste cyclable mais non séparée de la route. Je me retrouve à monter assez lentement sur la première partie du pont. Le vent est toujours là et ça bouge pas mal avec tout mon chargement. Aussi, voitures et poids lourds sont assez nombreux (on est vendredi), ce qui ne me rassure pas. Parvenant tout de même au point le plus haut, je me laisse ensuite descendre assez rapidement tout en veillant à maintenir une trajectoire aussi droite que possible.

Enfin, c’en est fini du pont et j’arrive rapidement en forêt de la Coubre, au niveau de La Tremblade à 16h30. Je sens que je peux encore pédaler donc je me lance dans la traversé de la forêt. Je trouverai bien un camping à la sortie.

Forêt de la Coubre

Cela me fait beaucoup de bien de me retrouver dans cette forêt. Un environnement calme, frais et où l’on peut entendre les chants des oiseaux et le bruit du vent dans les feuilles des arbres.

Les seules difficultés rencontrées ici sont liées à l’état de la piste. En effet, il y a de nombreux endroits où les racines des arbres commencent à soulever le revêtement. Il faut donc être attentif car on peut par ailleurs rouler assez vite. Deuxième problème, de nombreux points étaient en travaux lors de mon passage. Une large bande de piste est retirée dans laquelle on a ajouté du gravier avant d’y ajouter le bitume.

Un des nombreux trous auxquels j’ai dû faire attention sur la route

Je commence à fatiguer après 1h passée dans la forêt. Je vois alors de plus en plus de touristes à vélo. Je me dis que les campings ne doivent pas être très loin. J’aperçois enfin les plages et commence à voir des panneaux indiquant La Palmyre et Royan.

18h, Royan est encore trop loin, je décide que La Palmyre sera la fin de mon étape du jour. Je cherche un camping un peu éloigné des plages histoire de ne pas payer trop cher. Ce que je trouve vers Les Mathes pour 10€40. Juste avant d’arriver au camping, j’aperçois une boulangerie : j’irai demain matin chercher du pain et cela deviendra ma nouvelle routine de début d’étape.

L’avantage de ce camping est qu’il dispose d’un endroit dédié aux barbecues collectifs. Je parviens donc à y allumer mon réchaud à l’abri du vent pour enfin manger ce que j’avais prévu pour le midi : pâtes, lentilles et carottes.

Enfin, pour me donner la possibilité de manger sans avoir besoin du réchaud (notamment le matin), je tente la technique du “overnight porridge” et la réussit. Cela deviendra mon rituel du soir. Cette technique consiste à mettre la dose de céréales (mélange d’avoine pour moi) et la dose d’eau froide dans la popote le soir pour le lendemain matin. Après une nuit, c’est prêt et il n’y a plus qu’à déguster agrémenté de fruits secs !

Étape terminée après 104 kilomètres. J’en suis maintenant à 472 pour 32h22 de vélo.

Budget du jour : 1€60 + 10€40 = 12€

Déchet généré : 0 (je composte les peaux de bananes)