Étape réalisée le 19 juin 2019.

Après une bonne nuit malgré l’orage, je lève le camp à 7h30 direction la boulangerie de Sérignac. J’y découvre un fantastique pain de seigle multi céréales (parfois appelé “pain viking”). En plus d’être très bon il apporte beaucoup d’énergie pour la journée et je vais en avoir besoin : 1€80.

Je repars donc le long du canal, direction Agen. J’y arrive assez vite mais je m’aperçois que pour traverser la ville il va falloir passer par un pont-canal assez haut avec un muret plutôt petit. Précision importante : j’ai le vertige dès que je monte sur la deuxième marche d’une échelle, imaginez ici :

Impressionnant non ?

Je tente la traversée à vélo pour aller plus vite, au retour je le franchirai à pied. Tout se passe bien et j’arrive de l’autre côté. Pas de panneaux directionnels de l’itinéraire sur Agen mais ce n’est pas grave, l’idée est de longer le canal jusqu’à sortir de la ville. Bien choisir la rive gauche en direction de Toulouse et rive droite sinon car c’est elle qui est adaptée aux vélos.

A signaler : un point d’eau est disponible juste avant le pont dans la direction de Toulouse si besoin.

J’arrive en fin de ville assez rapidement et me voilà sur une partie du canal que je trouve assez différente du tronçon d’hier (La Réole – Sérignac). En effet l’ombrage est moins présent car les arbres sont plus fins ou plus jeunes. Il faut donc prendre ses précautions si l’on veut faire ce chemin car vers midi il n’y a plus d’ombre et sinon avec les changements de rives fréquents on se retrouvera forcément au soleil le matin ou l’après-midi.

Rendez-vous est donné à 14h à Moissac où je rejoindrai Anne-Marie, rencontrée sur Facebook et qui souhaite faire un bout de chemin avec moi. Mais avant, je tente de remplir ma gourde sur une aire de camping car située sur le canal au niveau de Valence d’Agen. Le robinet ne fonctionne qu’avec des jetons, je passe donc mon chemin. Je m’apercevrai au retour qu’à cet endroit, il suffisait de faire quelques pas de plus pour découvrir une aire de repos dédiée aux voyageurs comprenant douches, toilettes et cuisine !

Il est 11h lorsque j’arrive à 10km de Moissac et que je trouve un coin d’ombre avec tables de picnic, parfait pour la pause déjeuner. Ce midi ce sera porridge sucré aux fruits secs, amandes et noisettes. Je rencontre pendant ce temps des voyageurs à pied faisant le chemin de Saint Jacques de Compostelle. La théorie veut qu’ils passent par les collines autour du canal mais à cause de la chaleur, ils ont préféré marcher sur du plat aujourd’hui (il faut dire que le canal n’existait pas encore à l’époque de la création des chemins de Saint Jacques !). On discute poids des bagages aussi lorsque qu’ils trouvent mon vélo bien chargé. C’est sûr que porter 20kg sur le dos ou à vélo ce n’est pas la même chose.

Je retrouve Anne-Marie à l’entrée de Moissac et elle me fait passer par un chemin alternatif à l’itinéraire officiel pour traverser la ville. En effet, au lieu de longer le canal, nous passons par la ville. Cela nous évite de passer par un escalier me dit-elle. Un peu étonné par cette révélation, je me dis qu’au retour je ferai l’itinéraire fléché afin de vous faire part de difficultés éventuelles (je vous le dit tout de suite : il vaut mieux passer par la ville ! mais je vous détaillerai tout ça dans un article sur le retour).

Nous irons jusqu’à Montauban, ensuite elle me laissera finir seul jusqu’à Grenade. Nous y arrivons après quelques péripéties (dont une visite dans un Mcdo d’une zone commerciale proche afin de recharger mes gourdes en eau) dues à des travaux en cours sur le canal afin de remettre en état le chemin de hallage.

Il me reste une vingtaine de kilomètres pour arriver à destination. Je les trouve assez long, sans doute parce que ce sont les derniers de mon parcours aller.

Arrivé à Bessens, j’y trouve une station de gonflage associée à un pied d’atelier et quelques outils. Solution intéressante pour réparer ou regonfler ses pneus.

Petit atelier réparation / gonflage à Bessens.

Une dernière épreuve m’attend avant d’arriver à Grenade : parcourir une départementale très fréquentée à 17h. Je sors du canal à Grisolles afin de passer par Ondes puis Grenade.

Commençons par les avantages : la routes vient d’être refaite donc c’est parfaitement plat et sans aucun trou. Je peux rouler assez vite et c’est tant mieux car je veux m’en échapper au plus tôt !

Côté inconvénients : la fréquentation à 17h est assez dense : une voiture toutes les 5 à 10 secondes. Je trouve de plus la conduite du coin assez rugueuse : on dépasse les cyclistes sans vraiment prendre ses distances et on roule le plus vite possible.

Enfin, après 15 minutes dans cet environnement hostile, me voilà arrivé à destination. Je prends le temps de commander un sorbet citron sur la place du marché afin de profiter d’un début de repos bien mérité. Je vais y rester une semaine avant de repartir pour Nantes.

Bilan d’étape :

1€80 (boulangerie)

105km parcourus

0 déchet généré

Le bilan global sera fait dans un article dédié.