Étape réalisée le 26 juin 2019.

Je lève le camp à 6h30 après avoir passé une bonne nuit. Je m’aperçois que l’inconvénient majeur du départ tôt est la rosée qui m’oblige à ranger la tente encore humide. Trouver un coin de soleil à midi pour la faire sécher ne sera sans doute pas ma plus grande difficulté en ce moment.

Parti avec mon cuissard long, je m’aperçois qu’il fait déjà chaud à 7h avec les premiers rayons de soleil. Je ne vais pas tarder à passer au cuissard court pour ne plus mettre le long jusqu’à la fin de mon voyage. C’est là une belle différence entre l’aller et le retour : à l’aller je n’ai porté le cuissard court qu’une fois et au retour c’est l’inverse !

Ensuite, je remarque un autre aspect typique du départ tôt : c’est moi qui éclaire le chemin en me prenant toutes les toiles d’araignées présentes sur le chemin !

Une petite difficulté de signalisation m’attend après avoir traversé Buzet-sur-Baise :

Il faut aller tout droit !

Je ne reconnais pas l’endroit car à l’aller il y avait des travaux sur le chemin de hallage et j’avais dû emprunter une déviation. D’ailleurs il reste un panneau “voie verte barrée” mais aucune signalisation de déviation. Je me décide donc à prendre le chemin de la voie verte quand même : c’était la bonne décision.

La route est maintenant toute neuve et toute plate, c’est un régale. Je croise quelqu’un chargé de nettoyer les derniers gravillons présents suite aux travaux avec une souffleuse à moteur. Déjà qu’en ayant croisé les travaux de revêtement déversant de grandes quantités de goudron à l’aller je m’étais interrogé sur le bilan écologique de ces voies. Mais là en plus du goudron, des quantités impressionnantes de pétrole sont utilisées pour pousser des gravillons ou tondre l’herbe sous une table de picnic. Je trouve cela dommage.

Cette étape étant relativement courte, je me suis donné comme objectif bonus d’aller jusqu’à Langon. Mais après 60km de route, les jambes commencent à tirer, je décide donc de rester sur La Réole.

Il est 11h quand je vois le coin picnic que j’avais utilisé à l’aller. Je m’y arrête mais si c’est à 10km de Meilhan, objectif que je m’étais fixé en sortant de ma dernière pause.

Même à l’ombre, la tente sèche très vite !

Après avoir terminé mon concombre, fini le pain de la veille et ajouté des fruits secs, je m’allonge sur le banc et le trouve étrangement confortable. Me voilà installé à côté d’une écluse et d’une route passante : il y a mieux pour se reposer. Cependant, j’arrive à faire abstraction de ces bruits en fermant les yeux pour me concentrer sur le chant des oiseaux. La brise tiède m’apporte l’odeur typique de sous bois (mélange de terre humide et de champignons selon moi). Tout d’un coup je sorts de ma torpeur et me dis qu’il faut que j’écrive ces sensations pour vous les partager.

Il est 12h, encore un peu de repos.

Je remarque que les deux parties pratiquées sur le canal sont très différentes : ombragée quasiment tout le temps entre La Réole et Agen (exception entre La Réole et Meilhan) alors que d’Agen à Toulouse on est plutôt régulièrement sous le soleil.

Après cette pause de midi, je rejoins le camping municipal de La Réole vers 15h. Cela me laisse le temps de faire une lessive. Et voilà un très bel avantage à la canicule : le linge mal essoré sèche en 2h !

J’apprends l’existence d’une pizzeria dans le centre de La Réole. Pour y parvenir il faut traverser la rivière et monter pas mal de marche. J’y renonce mais ce n’est que partie remise !

Je dois attendre 23h que le soleil soit bien couché afin de pouvoir me glisser dans ma tente. Je m’apercevrai au petit matin que je ne maitrise pas encore assez l’usage de la moustiquaire : première piqure à l’œil de ma vie ! J’aurai bien contribué à nourrir les moustiques durant mon voyage.

Ma tête au réveil avec 2 jolies bosses !

Bilan de la journée :

7€10 pour le camping

0 déchet généré

70km parcourus